blocks_image

L’installation associe lumière, son et scénographie. Elle est constituée de différentes matières lumino-sensibles (c’est-à-dire ayant des propriétés particulières face à la lumière), d’un vidéoprojecteur (source de lumière et d’images-lumière) et d’un dispositif de spatialisation/diffusion du son.
Lorsque le spectateur entre dans l’espace d’indiscrétion, il aperçoit tout d’abord un volume décomposé qui flotte dans les airs.La lumière existe dans ce volume et y évolue lentement, progressivement. Elle se révèle par son mouvement et par les traces, les reflets, les ombres.Le son dessine des courbes qui matérialise des zones et des limites. Il circule. Nous avançons dans les temporalités d’un organisme vivant, avec une hystérésis propre.

La frontalité qui est proposée révèle un travail de profondeur de champ, champs eux-mêmes constitués de petites fenêtres (des vignettes) sur lesquelles s’imprimera la lumière, les images et les ombres. « Indiscrétion » donne ainsi à voir non plus un cadre unique ou la succession des images feraient sens, mais bien une série de cadres contenant des éléments visuels. Ces derniers sont répartis dans un espace plan, mais également dans la profondeur.
Le temps du récit dévoile ces images-lumière qui se réorganisent en synchronisation avec l'univers sonore. Le sens surgit au détour d'un mouvement, de la perception d'un geste ou d'une figure toujours fugitive. Les images se font images-temps et images-mouvement car elles convoquent au présent l'idée d'une durée, comme une surface sensible exposée dans l'obscurité, qui capterait le parcours d'une source lumineuse.
La dimension figurative des images alterne entre une reconnaissance possible et la dimension abstraite d'un détail dé-contextualisé. Le spectateur a alors la possibilité de se positionner dans un “point de vue idéal”, à travers une perspective donnée, qui reconstitue une image entière à partir des fragments épars.*

Indiscrétion
Deuxième projet de la série des “scénographies acouslumière”, Indiscrétion est une installation dont la réalisation s’inscrit dans le cadre d’une production du Crrav, centre Régional de Ressources Audiovisuelles Nord/Pas de Calais, d'une co-production avec Le Fresnoy, studio national des arts contemporains et d'une aide à l'équipement de la Drac Arts plastiques.

A l’issue des résidences et de deux phases de construction de la scénographie,
Indiscrétion a fait l’objet d'une diffusion les 9 et 10 novembre 2007 à la Makina (Lille-Hellemmes) et aux troisièmes rencontres artistiques internationales d’ [ars]numerica du 14 au 22 décembre 2007 à l'occasion de l'inauguration de la scène numérique.

La fiche technique détaillée au format Pdf est disponible sur simple demande par mail.
blocks_image
Sorry, I cannot display the flash slideshow for one of the following reasons.
1. Your browser does not support Javascript.
2. If you are using RapidWeaver, please make sure your theme is using the most up-to-date version of the javascript include file.
« Indiscrétion » s’intéresse aux mécanismes de la perception et à l’interprétation de ces “signaux” émis par notre environnement.
L’approche se base sur un constat : à travers l’étendue des perceptions, la mémoire consciente sélectionne des événements, des sensations, pour mettre en forme le souvenir. Que deviennent alors les “résidus” sensoriels captés mais non formalisés par la conscience ? Ont-ils une influence dans la formation du souvenir, sur notre appréhension et notre compréhension du réel ?
Que se passerait-il si l’on convoquait le produit de ces perceptions et de ces souvenirs, non plus dans une succession d’événements, mais dans une “mise au présent” globale, une simultanéité ? Peut-être que le détail d’un mouvement, d’une figure, d’une ombre ou d’un geste, révèlerait davantage que le souvenir d’une situation ou d’un événement, affadi par le travail réducteur de la mémoire.*
blocks_image
blocks_image
Rédaction :
* Erwan Defachelles