Réminiscences

"Réminiscences" utilise le principe des “Scénographies acoulumière” afin de relater une expérience du point de vue d'une intériorité. Il s'agit de celle d'un homme restituée sous l'angle du souvenir et de la sensation, un mouvement vers l'extérieur, de la subjectivité de la mémoire (du côté de la suggestion) à l'objectivité de la représentation.
"Réminiscences” explore alors ces mécanismes mémoriels, indissociables du système perceptif humain. L'installation transfigure les images et les sons à travers un processus analogue à celui du cerveau qui trie, sélectionne, occulte ou met en valeur des événements, des sensations.
Se dessine alors une véritable cartographie du souvenir, où s'entremêlent rencontres et lieux. a forme qu'endosse le récit dans ce dispositif a la particularité de mettre à mal à la fois le principe de la représentation et celui de la narrativité qui pourtant sous-tend l'installation.*
"Réminiscences” explore alors ces mécanismes mémoriels, indissociables du système perceptif humain. L'installation transfigure les images et les sons à travers un processus analogue à celui du cerveau qui trie, sélectionne, occulte ou met en valeur des événements, des sensations.
Se dessine alors une véritable cartographie du souvenir, où s'entremêlent rencontres et lieux. a forme qu'endosse le récit dans ce dispositif a la particularité de mettre à mal à la fois le principe de la représentation et celui de la narrativité qui pourtant sous-tend l'installation.*
La mixité des sources lumineuses (basée sur l'articulation tubes fluo/projecteurs/vidéoprojecteur), autorise un traitement protéïforme de la lumière, génèrant des compositions picturales transitoires qui se répondent, se complètent ou s'opposent dans le déroulé global de l'installation.
Ces images-lumière sont transformées, décomposées numériquement et physiquement, avant de se recomposer en un flux qui imprime la matière des objets constitutifs de la structure-receptacle de l'installation. Ces objets ainsi impressionnés sont autant de « couches sensibles » qui évoquent le principe même de la mémoire et le travail du souvenir. Leur mise en perspective répondant au déplacement physique du spectateur, à son parcours, son cheminement autour et dans l'espace de l'oeuvre.
En regard cette métamorphose, une sphère sonore dessine un espace en perpétuelle évolution qui travaille par « couches » successives glissant les unes sur les autres. Elles jouent entre éloignement et proximité, lisibilité, interprétation possibles des sonorités et abstraction.
Evoluant au sein de cette sphère, ces objets sonores viennent dialoguer avec les images-lumières, se manifestant ainsi sous un principe similaire d'ajout, de retrait, d'épaisseur et de finesse. "Réminiscences” procède ainsi d’une investigation du regard et de la perception auditive, mettant en scène le lien primordial entre ces champs perceptifs et le mouvement, en impliquant physiquement le spectateur dans son dispositif.*
Ces images-lumière sont transformées, décomposées numériquement et physiquement, avant de se recomposer en un flux qui imprime la matière des objets constitutifs de la structure-receptacle de l'installation. Ces objets ainsi impressionnés sont autant de « couches sensibles » qui évoquent le principe même de la mémoire et le travail du souvenir. Leur mise en perspective répondant au déplacement physique du spectateur, à son parcours, son cheminement autour et dans l'espace de l'oeuvre.
En regard cette métamorphose, une sphère sonore dessine un espace en perpétuelle évolution qui travaille par « couches » successives glissant les unes sur les autres. Elles jouent entre éloignement et proximité, lisibilité, interprétation possibles des sonorités et abstraction.
Evoluant au sein de cette sphère, ces objets sonores viennent dialoguer avec les images-lumières, se manifestant ainsi sous un principe similaire d'ajout, de retrait, d'épaisseur et de finesse. "Réminiscences” procède ainsi d’une investigation du regard et de la perception auditive, mettant en scène le lien primordial entre ces champs perceptifs et le mouvement, en impliquant physiquement le spectateur dans son dispositif.*
Le spectateur est invité, à l'intérieur d'un espace-temps évolutif, à une émotion-réflexion qui passe non seulement par une perception combinée, visuelle et sonore, mais aussi par l'appréhension d'un espace double. D'abord celui de l'installation proprement dite, puis celui de son propre parcours individuel dans la découverte du dispositif.
Cette possibilité de déambulation physique répond en écho à une volonté de donner à voir les composantes du souvenir d'une personnalité, et de les parcourir librement. Ce cheminement s'effectue alors dans la durée du récit (l'installation présente bien un début et une fin) et dans la matérialité physique du dispositif.
Le spectateur réalise ainsi son propre montage, celui d'une histoire perpétuellement re-vécue. La “scénographie acouslumière” accorde cette procuration nécessaire à un spectateur qui se réapproprie le récit en personnalisant chaque fois son expérience.*
Cette possibilité de déambulation physique répond en écho à une volonté de donner à voir les composantes du souvenir d'une personnalité, et de les parcourir librement. Ce cheminement s'effectue alors dans la durée du récit (l'installation présente bien un début et une fin) et dans la matérialité physique du dispositif.
Le spectateur réalise ainsi son propre montage, celui d'une histoire perpétuellement re-vécue. La “scénographie acouslumière” accorde cette procuration nécessaire à un spectateur qui se réapproprie le récit en personnalisant chaque fois son expérience.*
Le dispositif créé par Xavier Boyaud et Laurent Ostiz explore la composition picturale de la lumière en projetant des « images-lumières » qui sont « transformées, décomposées, recomposées numériquement et physiquement par les objets qu’elles impressionnent ».
Ce sont bien des « compositions picturales transitoires » que génère le dispositif, compositions que les artistes assimilent à des « réminiscences » : la décomposition dévoile en effet des formes qui se diversifient, au même titre que notre mémoire qui opère une élection. Le jeu entre réminiscence et rémanence est bien « réel » puisque la lumière en se décomposant laisse subsister des traces, vestiges des objets sur lesquels elle a dû passer pour se rendre visible. C’est le son qui accompagne le déplacement du spectateur et qui est
associé aux changements lumineux qui orchestre cette « superposition des transparences ». Si la lumière est nécessaire à la visibilité des objets, ici, ce sont les objets et le regard des spectateurs qui en révèlent les transparences sonores comme si les artistes avaient voulu percer la profondeur lumineuse d’un espace voué normalement à l’ombre.
Cette révélation - au sens photographique - est nécessairement due à la technique, mais ce que la lumière impressionne, la trace qu’elle laisse pour finir qui peut dire jusqu’où elle se prolonge ?**
Ce sont bien des « compositions picturales transitoires » que génère le dispositif, compositions que les artistes assimilent à des « réminiscences » : la décomposition dévoile en effet des formes qui se diversifient, au même titre que notre mémoire qui opère une élection. Le jeu entre réminiscence et rémanence est bien « réel » puisque la lumière en se décomposant laisse subsister des traces, vestiges des objets sur lesquels elle a dû passer pour se rendre visible. C’est le son qui accompagne le déplacement du spectateur et qui est
associé aux changements lumineux qui orchestre cette « superposition des transparences ». Si la lumière est nécessaire à la visibilité des objets, ici, ce sont les objets et le regard des spectateurs qui en révèlent les transparences sonores comme si les artistes avaient voulu percer la profondeur lumineuse d’un espace voué normalement à l’ombre.
Cette révélation - au sens photographique - est nécessairement due à la technique, mais ce que la lumière impressionne, la trace qu’elle laisse pour finir qui peut dire jusqu’où elle se prolonge ?**



Premier projet de la série des “scénographies acouslumière”, Réminiscences est une installation dont la réalisation s’inscrit dans le cadre d’une production [ars]numérica (Montbéliard). Le projet a été sélectionné lors des ateliers “Immersion/art numérique” organisés en décembre 2004 par Jean Baptiste Barrière et [ars]numérica.
A l’issue des résidences et de la construction de la scénographie, la dernière étape de travail
a été présentée à la Makina à Lille le 28 octobre 2005.
"Réminiscences“ a ensuite été diffusée dans les lieux suivants : Festival Intrusions /[ars]numérica Montbéliard du 24 novembre au 14 décembre 2005,
Culture Commune, Scène Nationale du bassin minier Nord Pas-de-Calais, mars 2006,
Palais des Beaux-Arts de Lille, 1, 2 et 3 décembre 2006.
La fiche technique détaillée au format Pdf est disponible sur simple demande par mail.
A l’issue des résidences et de la construction de la scénographie, la dernière étape de travail
a été présentée à la Makina à Lille le 28 octobre 2005.
"Réminiscences“ a ensuite été diffusée dans les lieux suivants : Festival Intrusions /[ars]numérica Montbéliard du 24 novembre au 14 décembre 2005,
Culture Commune, Scène Nationale du bassin minier Nord Pas-de-Calais, mars 2006,
Palais des Beaux-Arts de Lille, 1, 2 et 3 décembre 2006.
La fiche technique détaillée au format Pdf est disponible sur simple demande par mail.


Rédaction :
* Erwan Defachelles
** Anne Vauclair ( article paru en novembre 2005 dans le catalogue de l'exposition [ars]numérica )
* Erwan Defachelles
** Anne Vauclair ( article paru en novembre 2005 dans le catalogue de l'exposition [ars]numérica )

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